"Le deus du 23 octobre 2008"

Les comédiens sont face au public et prennent quelques secondes pour réfléchir, et tout à coup un comédien s'avance et c'est parti pour deux fois 45 minutes. En coulisse costumes et accessoires variés sont prêt à servir.

En voici les résumés :

Le mot était " faveur "

Le comtesse de Peyrolles, sans le sous et veuve depuis de longues années cherche à rencontrer Monsieur le Marquis, de passage en ville, afin peut-être d'en attirer le regard. La comtesse est une femme prude, simple et d'allure un peu désuète. Elle demande conseil auprès de sa vieille amie Madame de Beauvoir, afin que celle-ci l'habille de manière plus éclatante et la transforme de façon à la rendre attirante, elle qui n'a séduit personne depuis si longtemps. Madame de Beauvoir acceptant, Madame la Comtesse ne sait comment la remercier, et Madame de Beauvoir ,dans un mystérieux sourire, lui répond que les remerciements viendront en leur temps.

Monsieur le Marquis et Madame de Beauvoir se rencontrent. Ils se connaissent depuis fort longtemps. Il vient auprès d'elle quémander quelques sous, car de récentes affaires l'ont plongé dans l'embarras. Elle refuse mais lui confie que la Comtesse de Peyrolles pourrait bien avoir quelque envie de se rapprocher de lui. Elle lui ment en lui disant que celle-ci est riche et complote avec lui : un mariage puis un décès par empoisonnement pourraient bien arranger ses affaires.
On apprend alors que Madame de Beauvoir est éprise du marquis, et qu'afin qu'il réponde enfin à ses avances, elle le place dans la position la plus embarrassante qu'il soit. Lui, devenant meurtrier, il en implorera la protection afin qu'elle se taise et que nul n'apprenne jamais son acte.

Monsieur le Marquis rencontre enfin La Comtesse, annoncé par Fanette, petite servante espiègle et vive. Il se jette au pied de la Comtesse, la faisant fuir, elle qui rêve de romantisme et de douceur, monsieur le Marquis s'est avéré trop empressé .Madame de Beauvoir houspille alors le Marquis qui s'assagit et parvient à toucher le cœur de la Comtesse. Ils se reconnaissent, ils s'étaient aperçus 20 ans auparavant et la comtesse était la femme que le Marquis avait toujours attendue. De vrais sentiments profonds naissent entre eux et Le Marquis lui avoue l'affreux complot dont elle faillit être la victime.

Madame de Beauvoir se fait annoncer par Fanette et vient constater l'avancée de son plan. Elle trouve le Comtesse faussement étendue sur le sol et pense que son plan a fonctionné. Elle avoue alors l'étendue de son amour au Marquis. La Comtesse se relève, Madame de Beauvoir est folle de rage. Monsieur le Marquis lui fait boire le poison prévu pour la Comtesse, Madame de Beauvoir s'écroule.

C'était une grande première ! Un essai de Deus d'époque ! Et même si le langage se cherchait un peu, l'ambiance " cour de Louis n° quelque chose " était bien présente ! Les comédiens sont ravis de cette nouvelle expérience en costume et espère bien pouvoir recommencer dans l'année !

Le titre était " Parachute doré "

Bernadette, femme d'une quarantaine d'année , attend son fils dans un café . Il est en retard, elle est survoltée. Elle entame alors un monologue délirant en alpaguant tour à tour, les autres clients, le serveur, le musicien et chacun en prend pour son grade. Elle panique à l'idée de devoir organiser une fête pour son fils Kévin, pseudo artiste new-generation, alors qu'elle n'a pas commandé auprès du bon traiteur (pas assez créatif), que son chien est encore chez le toiletteur, que ceci, que cela… !

Kevin arrive donc en retard et calme sa mère. Ils ont de toutes façons assez d'argent vu ce qu'a gagné le père pour ses deux précédents licenciements. Sachant qu'en plus ce dernier vient de toucher la grosse prime de son troisième licenciement, la famille nage dans le pognon.

Bernadette part chercher kiki chez le toiletteur et déverse son angoisse sur l'employée, Kévina, petite amie de Kévin, qui finit par la gifler lestement afin que Bernadette se calme . Bernadette repart donc soufflée, avec son Kiki.

Kévin et Kévina de leur côté prévoient leurs futurs achats grâce aux sous de " papa ", et décide que leur " première fois " se fera dans le nouvel appartement à la mer, près du nouveau yacht où sera garer la nouvelle porsche.

Ainsi donc tout l'argent du père se retrouve dilapider jusqu'à la fête de Kévin. La fête bat son plein entre Bernadette, Kévin, Kévina et la secrétaire de " papa " quand ce dernier arrive et annonce qu'il ne touchera pas sa dernière prime ,une loi sur les parachutes dorés étant tombée, les indemnités sont annulées. Bernadette part alors dans une rage folle, et comme dans son entrée en scène, elle agresse toutes les personnes présentes, quitte son mari et évite de peu l'infarctus.

Une belle bouffonnerie que cette deuxième improvisation ! Le grain de folie de " Bernadette " a tenu le Deus debout et chaque comédien a ajouté à cette histoire impossible un peu de sa propre loufoquerie !