Les comédiens sont face au public et prennent quelques secondes pour réfléchir, et tout à coup un comédien s'avance et c'est parti pour deux fois 45 minutes. En coulisse costumes et accessoires variés sont prêt à servir.
En voici les résumés :
Le mot était " faveur "
Le comtesse de Peyrolles, sans le sous et veuve depuis de longues années
cherche à rencontrer Monsieur le Marquis, de passage en ville, afin
peut-être d'en attirer le regard. La comtesse est une femme prude,
simple et d'allure un peu désuète. Elle demande conseil auprès
de sa vieille amie Madame de Beauvoir, afin que celle-ci l'habille de manière
plus éclatante et la transforme de façon à la rendre
attirante, elle qui n'a séduit personne depuis si longtemps. Madame
de Beauvoir acceptant, Madame la Comtesse ne sait comment la remercier,
et Madame de Beauvoir ,dans un mystérieux sourire, lui répond
que les remerciements viendront en leur temps.
Monsieur le Marquis et Madame de Beauvoir se rencontrent. Ils se connaissent
depuis fort longtemps. Il vient auprès d'elle quémander quelques
sous, car de récentes affaires l'ont plongé dans l'embarras.
Elle refuse mais lui confie que la Comtesse de Peyrolles pourrait bien avoir
quelque envie de se rapprocher de lui. Elle lui ment en lui disant que celle-ci
est riche et complote avec lui : un mariage puis un décès
par empoisonnement pourraient bien arranger ses affaires.
On apprend alors que Madame de Beauvoir est éprise du marquis, et
qu'afin qu'il réponde enfin à ses avances, elle le place dans
la position la plus embarrassante qu'il soit. Lui, devenant meurtrier, il
en implorera la protection afin qu'elle se taise et que nul n'apprenne jamais
son acte.
Monsieur le Marquis rencontre enfin La Comtesse, annoncé par Fanette,
petite servante espiègle et vive. Il se jette au pied de la Comtesse,
la faisant fuir, elle qui rêve de romantisme et de douceur, monsieur
le Marquis s'est avéré trop empressé .Madame de Beauvoir
houspille alors le Marquis qui s'assagit et parvient à toucher le
cur de la Comtesse. Ils se reconnaissent, ils s'étaient aperçus
20 ans auparavant et la comtesse était la femme que le Marquis avait
toujours attendue. De vrais sentiments profonds naissent entre eux et Le
Marquis lui avoue l'affreux complot dont elle faillit être la victime.
Madame de Beauvoir se fait annoncer par Fanette et vient constater l'avancée
de son plan. Elle trouve le Comtesse faussement étendue sur le sol
et pense que son plan a fonctionné. Elle avoue alors l'étendue
de son amour au Marquis. La Comtesse se relève, Madame de Beauvoir
est folle de rage. Monsieur le Marquis lui fait boire le poison prévu
pour la Comtesse, Madame de Beauvoir s'écroule.
C'était une grande première ! Un essai de Deus d'époque
! Et même si le langage se cherchait un peu, l'ambiance " cour
de Louis n° quelque chose " était bien présente !
Les comédiens sont ravis de cette nouvelle expérience en costume
et espère bien pouvoir recommencer dans l'année !
Le titre était " Parachute doré "
Bernadette, femme d'une quarantaine d'année , attend son fils dans
un café . Il est en retard, elle est survoltée. Elle entame
alors un monologue délirant en alpaguant tour à tour, les
autres clients, le serveur, le musicien et chacun en prend pour son grade.
Elle panique à l'idée de devoir organiser une fête pour
son fils Kévin, pseudo artiste new-generation, alors qu'elle n'a
pas commandé auprès du bon traiteur (pas assez créatif),
que son chien est encore chez le toiletteur, que ceci, que cela
!
Kevin arrive donc en retard et calme sa mère. Ils ont de toutes façons
assez d'argent vu ce qu'a gagné le père pour ses deux précédents
licenciements. Sachant qu'en plus ce dernier vient de toucher la grosse
prime de son troisième licenciement, la famille nage dans le pognon.
Bernadette part chercher kiki chez le toiletteur et déverse son angoisse
sur l'employée, Kévina, petite amie de Kévin, qui finit
par la gifler lestement afin que Bernadette se calme . Bernadette repart
donc soufflée, avec son Kiki.
Kévin et Kévina de leur côté prévoient
leurs futurs achats grâce aux sous de " papa ", et décide
que leur " première fois " se fera dans le nouvel appartement
à la mer, près du nouveau yacht où sera garer la nouvelle
porsche.
Ainsi donc tout l'argent du père se retrouve dilapider jusqu'à
la fête de Kévin. La fête bat son plein entre Bernadette,
Kévin, Kévina et la secrétaire de " papa "
quand ce dernier arrive et annonce qu'il ne touchera pas sa dernière
prime ,une loi sur les parachutes dorés étant tombée,
les indemnités sont annulées. Bernadette part alors dans une
rage folle, et comme dans son entrée en scène, elle agresse
toutes les personnes présentes, quitte son mari et évite de
peu l'infarctus.
Une belle bouffonnerie que cette deuxième improvisation ! Le grain
de folie de " Bernadette " a tenu le Deus debout et chaque comédien
a ajouté à cette histoire impossible un peu de sa propre loufoquerie
!