"Les deus du 28 avril 2009 à l'Autrement Café"

Les comédiens sont face au public et prennent quelques secondes pour réfléchir, et tout à coup un comédien s'avance et c'est parti pour deux fois 45 minutes. En coulisse costumes et accessoires variés sont prêt à servir.

Les comédiens : Antoine Gasnier, Marie-Agnès Ménard, Arno Bioteau, Emmanuelle Genêt, Annabelle Guinaudeau
Musicien : Olivier Bellanger

Le premier mot choisit au hasard dans un livre était "Rencontrer"

Bruno Lacloche est un jeune homme qui vit de son héritage , argent légué par ses parents à leur disparition. Il passe ses journées à une terrasse de café, à lire des romans puis à les abandonner sur la table, son numéro de téléphone écrit à l'intérieur. Il considère qu'un livre ne vit que s'il est transmis après avoir été lu.
Sophie, une jeune infirmière appelle Bruno après avoir trouvé un de ses romans. Il la remercie de son honnêteté puisque celle-ci souhaite lui rendre le livre et lui explique qu'à présent il lui appartient. Puis Bruno reprend ses lectures et tombe sur un roman où le héros porte son nom et qui tombe amoureux d'une infirmière… Puis il lit un second roman où le héros divorce de cette infirmière. Puis un autre où il retombe amoureux de la même femme… Intrigué il quitte le café.
De son côté Sophie est en pause en salle de garde à l'hôpital. Le service s'est grandement amélioré puisque Marie-Louise, alcoolique de son état, a été embauchée pour servir le personnel à volonté, du vin et autre petites choses réconfortantes. Sophie envoie une lettre à Bruno afin de fixer une rencontre, qui arrivera avant le jour prévu, Bruno ayant décidé de se casser le genou pour atterrir aux urgences et se faire un avis sur Sophie.
Aux urgences se retrouvent Bruno, une femme sur le point d'accoucher et un suicidaire. Sophie charge Marie-Louise de l'accouchement et la patiente s'enfuit ! Le suicidaire est rapidement guéri après une perfusion de whisky, et Bruno se fait promptement réparé le genou après une bonne baffe pour ne pas penser à la douleur de la rotule !
Sophie et Bruno se plaisent et Sophie lui demande de troquer son costume contre une blouse d'infirmier, elle voudrait tant qu'on prenne soin d'elle ! Alors que Bruno se change, le professeur Schemacker supplie Sophie de ne pas partir avec Bruno tant il est attaché à elle, elle le repousse et part avec Bruno.
On retrouve les deux amoureux à la terrasse de café. Ils lisent tous les deux les dernières lignes du livre qui doit décider de leur avenir. Ces mots annoncent à Bruno qu'il doit partir pour Londres. Il déchire alors la page, en donne un morceau à Sophie, ils avalent les dernières lignes.
Un roman ne fera pas d'eux ce qu'il veut. Bruno et Sophie ne liront plus, n'écriront plus, ne parleront plus. Ils vivront désormais sans les mots, et c'est très heureux et dans le silence que leur amour prend forme !

Ce Deus fut un ravissement , agrémenté d'une crise de fou rire général du au nom imprononçable du professeur, Shemacker qui devint tour à tour : Sépacher, Pakacher, Mekachier, Shumacku, bref à chaque fois que ce nom était prononcé, le rire reprenait le public et les comédiens ! Une vrai connivence entre les deux s'est créée sous nous yeux !


Le titre de la pièce donnée par le public était "Trou de mémoire"

Francesca vit isolée de toute vie sociale depuis son accident. Son mari partage pourtant son appartement, mais plus aucun ami ne passe, plus personne pour sortir avec elle. Elle souffre d'amnésie.
Marie, une aide à domicile vient tous les jeudis pour lui apporter ses courses et l'aider aux différentes tâches ménagères. Elle lui note tout sur des post-it, et il y a même des post-it pour lui dire de ne pas oublier de lire. Marie veut absolument contacter ses anciennes amies afin de sortir un soir dans Paris.
Paulo, le mari de Francesca , est un homme sans scrupules. Depuis son accident, il la trompe ouvertement avec Natacha, une ancienne amie de Francesca.
Le soir arrive où Marie emmène Francesca dans le cabaret qu'elle tenait dans Paris, espérant lui faire revenir quelques souvenirs, et retrouver Natacha.
Paquita, travesti faussement italien du cabaret, s'échauffe la voix en présence de Paulo et Natacha. Marie et Francesca pénètrent dans le cabaret et tous sont gênés de voir Francesca.
Marie tire Paquita à part ,soupçonnant des choses à propos de l'accident, et lui implore des confidences. Paquita lui avoue donc tout sur le soir du crash automobile : Natacha, Paulo, Paquita et Francesca s'étaient tous drogués et Paulo avait insisté pour prendre le volant. Un virage mal négocié a entraîné la voiture dans le décors. Tous s'en sont sortis indemne, ce qui aurait pu être le cas de Francesca si au moment où elle était encore dans les vapes les trois autres ne s'étaient acharnés sur elle, Natacha lui donnant des coups de talons aiguilles, Paquita lui cognant la tête dans le volant et Paulo supervisant tout cela. Un crime crapuleux, Paquita cherchant à prendre la place de Francesca et Paulo cherchant la tranquillité et l'envie de continuer sa vie avec Natacha.
Marie part prévenir la police.
Le commissaire rencontre Marie et Francesca au cabaret et leur laisse un téléphone allumé afin d'entendre les confidences des criminels. Paulo et Natacha tombe dans le panneau, mais avant que le commissaire n'ait eu le temps d'intervenir Francesca tue Paulo d'un coup de revolver après avoir revu sa vie défilée devant ses yeux.

Une histoire haute en couleur ! Une ambiance de cabaret parisien est venu donner du piment à cette histoire immorale, et on se souviendra bien évidemment de la performance chantée de notre Paquita nationale accompagnée d'Edouard au piano, notre musicien virtuose (merci Olivier !) !!