Les comédiens sont face au public et prennent quelques secondes pour réfléchir, et tout à coup un comédien s'avance et c'est parti pour deux fois 45 minutes. En coulisse costumes et accessoires variés sont prêt à servir.
Le premier mot du public était " Rastignac"
C’est Arno (Pierre Rastignac) qui démarre, il est à sa table de correspondance car c’est Lundi et ce jour là il écrit. Il doit répondre à son Frère François qui lui demande de l’argent. Arrive Etienne, le valet (Antoine). Finalement Pierre décide d’aller voir son frère Avec Etienne.
Chez François (Sylvain), pauvre bougre qui boit trop et joue aux courses, et qui semble plus intime avec Etienne qu’avec son frère. Pierre veut que François change, il est prêt à lui donner de l’argent à la condition que François redevienne raisonnable. Il lui laisse pour cela 48H. Pierre l’invite le soir à un diner où François devra paraître convenable car il y aura des dames. Une amie de Pierre (Annabelle), en fait une libertine sur laquelle Pierre à des vues. Et l’ancienne amie de François, Jeannine Pichet (Mignes).
Le soir, Jeannine est très surprise et très en colère car elle a aimé François, l’aime encore, mais ne veux plus entendre parler de lui. Pierre, la libertine et Etienne sortent pour laisser les deux autres s’expliquer. Mais malgré les promesses de François, rien à Faire, Jeannine s’en va.
Reviennent les trois acolytes dont on sent bien qu’ils sont plus que complices. Etienne fait un long discours à François sur la manière de s’y prendre, avec ses mots à lui, tendre et drôle. Puis à nouveau Francois et Jeannine, ces deux la s’aiment et enfin François s’incère arrive à reconquérir le cœur de sa douce. Pendant que les trois autres décident de tout quitter et de s’en aller faire ménage à trois !!!
La pièce se termine par un tendre baisé entre François et Jeannine et sur leur rêve d’une vie meilleure. Il reste 30 secondes au chrono, mais qu’importe, c’est la meilleure fin que l’on pouvait trouver.
Le second mot du public était "Jouvence"
Mignés (Angélique Duteuil) est une très vielle femme. Elle n’a plus toute sa tête, elle est à l’hospice mais se croit chez elle. Elle oublie d’un instant à l’autre ce qu’elle fait là. Puis arrive la terrible soignante Joséphine (Annabelle) une femme méchante qui maltraite les vieux. Elle la frictionne énergiquement en lui éructant tout un tas d’ignominie à la face.
Arrive ensuite M. Albert (Antoine), c’est un nouveau pensionnaire, ancien pétainiste, qui tient sa cigarette entre ses lèvres à droite, jamais à gauche. Il a connut Angélique dans le temps où elle était danseuse au cabaret du Mont Joli. Ces deux vieux sont attachants et se remémorent leur souvenirs. Comme Angélique constate que M. Albert ne marche pas encore trop mal, elle lui conseille de fuir.
Arrive M. Edouard (Arno), lui aussi a un peu perdu la tête, un viel homme vouté qui ne fait qu’appeler son chien Youki, décédé cinq auparavant. S’ensuit une conversation décousue où chacun se répond plus à lui-même qu’aux autres.
C’est la visite annuelle du petit fils de Mme Duteuil, scène pathétique, où Steve (Sylvain) rend visite à sa grand-mère pour faire plaisir à ses parents, il débite rapidement qu’il a fini science po, qu’il est homo et qu’il part vivre à Ibiza. Evidemment les petits vieux n’ont rien compris à ce charabia débité trop vite, mais qu’importe, Angélique a vu son petit fils.
A nouveau M. Albert et Angélique sont seules, elle en pyjama rose, lui encore habillé. Arrive la terrible Joséphine qui comme a son habitude cri, elle décide alors tout à coup de mettre M. Albert en pyjama devant Angélique malgré les protestations des vieux. Arrivé de M. Edouard qui malgré qu’il a perdu la tête, comprend bien la situation.
Devant tant de mépris, les vieux décident de se rebeller, ils vont fumer les cigarettes laissées par Steve. Les cigarettes ont un effet surprenant, les voila qu’ils rajeunissent, pendant ce temps Steve et Joséphine qui ont mangé les pastilles des vieux font le chemin inverse, les voila qu’ils vieillissent.
On retrouve alors Joséphine, toute rabougrie, entouré des de M. Albert, M. Edouard et Mme Duteuil qui ont retrouvés leurs 20 ans. Ils ont tous les trois de magnifiques cheveux, et ils se vengent en criant et tapant Joséphine.
Scène suivante, en fait, tous cela n’était qu’un rêve, nos trois petits vieux sont assis sur leur chaises, se réveillent, se regardent, ils ont juste rêvé. Nouveau passage de Steve qui raconte les mêmes choses. Arriver de Joséphine, rien à changer !
M. Albert s’effondre, il est mort ? Angélique et M. Albert s’effondrent à leur tour. Joséphine n’en croit pas ses yeux, elle se met à pleurer. Ses vieux à elle, mais au fonds elle les aimait, elle ne veut pas qu’ils meurent, Joséphine est assommée.
M. Edouard (se réveillant) : « hé vielle salope, on t’a bien eu, hein !!! », sonnerie du chrono, les 45 minutes sont passés !
Cette pièce improvisée aurait pu être terriblement dramatique mais il n’en a rien été, bien au contraire tout en traitant d’un sujet grave sur la maltraitance de nos anciens. Les comédiens campés dans leurs vieux, nous auront donné vraiment trois beaux personnages drôles et attachants. Quand à la soignante, prions pour qu’elle n’existe pas, on voit bien qu’a la fin, elle a quand même de la tendresse. De l’avis du public, ce fut un des deus les plus réussis et les plus hilarants, malgré un sujet difficile à aborder.